Trotskysme et Communisme : des engagements irréconciliables, dont il faut prendre acte pour notre part

Depuis que le PCUS, initialement fondé en tant que Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie, s’est constitué, ce parti a connu des divisions internes durables que le PCF a longtemps moins connu ou peu connu parce qu’il en était issu. Si le PCUS a réussi à se maintenir en tant que parti, nécessairement uni, il a été marqué tout au long de son Histoire par des différences, des divisions, des oppositions politiques, entre un courant social-démocrate et un courant communiste. L’ambition de Trotsky était de diriger le PCUS après la mort de Lénine. Il a manoeuvré en permanence à cet effet, y compris en faisant fabriquer un faux (le testament de Lénine, dans lequel celui-ci se voyait attribuer une mise en garde envers Staline). Débouté de ses prétentions, il a mené une guérilla interne si vive qu’elle lui a été reprochée, et que, constatant qu’il agissait en opposant à l’URSS telle qu’elle s’était constituée et se développait, en faisant face à mille difficultés, décision fut prise de l’expulser hors d’URSS (preuve que ce régime était bien moins violent qu’on le dit constamment), décision qui, avec le recul, apparaît avoir été une erreur. En effet, une fois hors d’URSS, Trotsky ne cesse de parler et d’agir contre l’URSS, et il parvient à réunir autour de lui et pour lui des anti soviétiques, trop heureux d’avoir pour porte-parole un ex. De son vivant, Trotsky aura été une source permanente de diffamations, de critiques haineuses, de dénonciations, sur et contre les communistes soviétiques. Après sa mort, ses héritiers se sont fait une discipline de continuer à diffamer, salir, mentir, caricaturer.

Par la publication de ce remarquable ouvrage “Le vol de Piatakov”, Aymeric Monville, éditeur de Delga, entend opposer des arguments/faits à la propagande trotskyste. Dans cette vidéo ci-dessus, il évoque une tribune lamentable de Jean-Jacques Marie, dans la “Tribune des Travailleurs”. Il prend acte qu’il n’y a pas, qu’il n’y aura pas discussion. Et en effet, c’est et ce sera impossible. Les Trotskystes ont passé leur temps à présenter la confrontation entre Staline et leur référence, comme celle du Mal et du Bien, du Diable et de l’Ange, d’une manière si caricaturale et tragique que les fascistes se sont servis de leurs propos et de leurs figures les plus connues. “Le vol de Piatakov”, démontre que, pour ses ambitions folles, Trotsky est allé jusqu’à s’allier, pragmatiquement, avec le régime nazi. Pour lui comme pour eux, il s’agissait de faire tomber l’Etat soviétique dirigé par les Bolcheviks, et, dans son projet, les nouveaux vainqueurs qu’il dirigerait combattraient les nazis. Ce plan était et stupide et criminel. Evidemment, les Trotskystes qui, depuis des décennies, diffament l’URSS et Staline, voient désormais celui pour lequel ils mettent en oeuvre un paradoxal et scandaleux culte de la personnalité être lui aussi, à son tour, traîné dans la boue, et ils ne sont pas du tout contents. C’est un tardif, mais nécessaire, retour de bâton. Même s’ils étaient confrontés à une lettre authentifiée par laquelle Trotsky avouerait cette forfaiture, ils nieraient puisqu’il en va de leur existence même. La négation des éléments probants de ce livre ne réside donc pas dans une lecture rationnelle qui serait capable d’évaluer et d’affronter ces éléments, mais par une dénégation de principe. Un dialogue avec les Trotskystes n’a donc aucun sens. Il n’est pas possible. C’est ce dont les camarades font l’expérience depuis des années. Par exemple, lors d’une manifestation à Bordeaux, un camarade du Pole a été pris à partie par ces révolutionnaires en peau de lapin, peau qui, apparemment, dissimulait un chien enragé, puisque celui-ci lui a dit : le jour où il y aura enfin la Révolution, les premiers que nous flinguerons, ce sera vous. De la part de complices du capitalisme international, on peut être rassuré : avec de tels clowns, la Révolution n’est pas prête de se produire, et le camarade pourra vivre longtemps. Il nous manque un grand ouvrage sur les méfaits du Trotskysme international, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours. Mais nous y contribuerons.

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