Brighelli : Dans “Marianne”, pour défendre son Blanquer, ce réactionnaire en vient à souhaiter que des centaines de milliers d’emplois de professeurs soient supprimés et…

Radio Mille Collines France continue de diffuser ces sales émissions. Après le petit télégraphiste de la Réaction française starisée par une chaîne de télévision qui, de jour en jour, se cléricalise (version catholique), c’est le magazine auto-proclamé “républicain”, “Marianne”, le Mag, qui donne la parole à un dingue du Sud, le sinistre Brighelli, dans une tribune méprisante et méprisable. Il monte au créneau pour défendre son cher Jean-Mi-Mi, avec une contradiction énorme : il prétend défendre et aimer une Education Nationale de l’exigence, “Il n’y a qu’un but à l’enseignement : hisser chaque élève au plus haut de ses capacités – et non ramener chacun au plus bas, objectif-clé des pédagogies modernes. L’élitisme républicain consiste bien à exiger, tester, classer, orienter. La démagogie consiste à laisser croire que la réussite de tous est au coin de la rue. Il n’est pas jusqu’à son engagement pour une vraie laïcité qui soit reproché à Blanquer, “contribuant ainsi à une irresponsable hystérisation du débat médiatique sur l’islam”. Tiens, les revoilà, les communautaristes déguisés en hauts fonctionnaires !” alors que ce Ministre aura été, de son premier jour à son dernier jour à la tête de l’Education Nationale, un ennemi de l’Education Nationale, de son Histoire, de son sens “populaire”, par son affaiblissement, par la promotion donnée au privé et aux marchands, par la satisfaction donnée à l’UE, dans “l’harmonisation des principes et des moyens scolaires” (par le bas !), qu’il va faire disparaître le Bac en tant qu’épreuve(s) nationale(s) et égales, c’est-à-dire exactement même que ce qu’il affirme détester, rejeter ! De ce Ministre dont il prétend qu’il ne le connait pas “et dont je n’attends rien”, il se fait le “héros” qui défend l’ambulance, “Le vrai objet de la vindicte qui accable Jean-Michel Blanquer dans la presse n’est pas sa gestion de crise (dans l’imprévoyance générale, il a fait de son mieux), mais un certain nombre de décisions pédagogiques qui défrisent certains incompétents.” Il s’agit donc bien d’un texte de soutien à l’un des plus dangereux ministres de l’Histoire de la 5ème République – à la tête de l’EN alors qu’il déteste, comme Brighelli, les professeurs de cette administration, au motif que ces professeurs seraient tous péda-déma-gogues, syndiqués et pour le pire, à gauche, et pour lui comme pour Blanquer, cette logique politique est, en soi, un scandale. Aussi, porté par une haine rarement entendue, Brighelli en vient à souhaiter que, finalement, grâce à la grâce du Virus et du confinement, le Ministre se saisisse de l’opportunité pour virer des milliers, des centaines de milliers d’enseignants : “Blanquer ou son éventuel successeur (car dans cette chasse à l’homme, bien des ambitions s’aiguisent et commandent en sous-main la traque de la bête) pourraient réaliser que l’enseignement “en distanciel”, comme on dit, plébiscité ces derniers jours par une foule de profs qui refusent de reprendre le collier, permettrait, si on le pérennisait, d’économiser 80% des 850.000 enseignants. Il suffirait d’évaluer finement ce qui a été fait pendant ces deux mois de confinement, de privilégier ceux qui ont vraiment travaillé à maintenir le niveau de leurs élèves, et de virer les autres – tous ceux qui ont besoin d’être présents pour faire de l’enseignement diversifié, de la classe inversée, des sorties scolaires et autres lubies des pédagogues qui n’ont pas renoncé à ne rien foutre en laissant l’élève construire ses savoirs tout seul.” Concernant les hauts fonctionnaires de l’En qui ont signé un texte commun contre Blanquer, Brighelli les qualifie de “traîtres” et souhaite que ou Blanquer ou son successeur s’occupe de leur cas. Un tel “bon français” aurait commis des ravages pendant l’Occupation. Vite des noms ! et vite, dehors ! Alors que ce sont les milliers d’enseignants qui sont les véritables experts de l’EN, à la différence de Brighelli dont la seule analyse de l’EN tient en une pseudo certitude : maintenant, l’EN, c’est la catastrophe, c’était mieux avant. D’une manière “comique”, Brighelli accuse les professeurs et les syndicats de l’EN d’être responsables des choix qui ont été imposés par des directions politiques de l’EN, comme sous le mandat de F.Hollande, alors que, là encore, la majorité des enseignants s’est clairement exprimée et opposée à ces décisions qui se sont empilées, et qui ont eu pour seul objet, seule “politique”, d’affaiblir le corps enseignant, d’affaiblir l’EN. Ce que Blanquer a décidé de faire en y allant avec une force et une radicalité, jamais vues. Oui : “mensonge”, “suspicion”, “double discours”, “”Mensonge“, “suspicion“, “double discours“, “le ministre et son cabinet instaurent un authentique climat de défiance” : une pierre de plus dans le jardin de Jean-Michel Blanquer et de Christophe Kerrero, le directeur de cabinet haï des parasites qui avaient fait leur trou dans la macro-structure, récemment épinglé par ce même média aux ordres des analphacons parce qu’il est membre de l’IFRAP, un institut libéral qui plaide pour une réduction du nombre de fonctionnaires“, et en effet, un directeur de cabinet de l’EN ne peut pas, ne doit pas siéger dans cette organisation lobbyiste ultra-libérale, puisque cette organisation souhaite la disparition de l’essentiel de ce qui fait l’EN. Et Brighelli soutient tout cela. Voilà où le conduit sa haine. A la contradiction, à la folie. Hélas, “Marianne Le Mag” publie de tels torchons. Nouvelle et dernière preuve : “Mais si j’avais quelque chose à reprocher au ministre, que je ne connais pas et dont je n’attends rien, ce serait justement de ne pas avoir vraiment mis au pas ces illustres insuffisances. D’avoir laissé de grands nuisibles aiguiser tranquillement leurs canines, en attisant le feu auprès des syndicats, qui ne sont pas en reste dans cette curée : la réforme du bac ne valait rien, le ministre n’est pas à l’écoute (comprenez : aux ordres), on distribue aux enseignants des guides “au mépris de leur expertise” (ah, quelle belle expertise que celle de ces enseignants qui en trente ans, depuis la réforme Jospin, ont laissé le niveau s’effondrer de façon si visible !)“. Or : un, le “niveau” ne s’est pas aussi effondré que certains le disent, le sujet est complexe; DEUX, et c’est le plus important, de multiples réformes “pédagogiques” ont été IMPOSEES DANS L EN PAR PURE ET SIMPLE DECISION DE L EN, contre l’avis, contre la volonté, contre les propositions, des professeurs ! Récemment, dans le lycée professionnel, Blanquer a réduit à quasiment plus rien les matières de l’enseignement général, le français et l’histoire-géographie ! M. Brighelli approuve ? Dans le lycée général, la disparition des filières et du Bac provient d’une volonté, exigée par l’UE, de copier ce qui se fait en Allemagne et dans les pays anglo-saxons, avec un affaiblissement de certaines disciplines, comme la Philosophie. M. Brighelli approuve ? La baisse des effectifs enseignants se traduit par la constitution systématique de classes à 35 ou plus ! M. Brighelli approuve ? Bref : M. Brighelli raconte n’importe quoi, mélange tout. Comment de telles âneries animées par le poison de la haine peuvent-elles être aussi facilement diffusées, en permanence, CONTRE LE MONDE ENSEIGNANT ? CONTRE L EDUCATION NATIONALE “POPULAIRE”, si essentielle aux familles modestes, pour que leurs enfants puissent apprendre, choisir une voie et s’y diriger, avec des chances de réussite ?

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