Seconde Guerre Mondiale : 10 décisions qui ont déterminé sa préparation, son déploiement, ses hécatombes, ses occultations

Il y a quelques jours, un citoyen français a tenu à nous faire la leçon : il faut lire Ian Kersham, et, notamment, son ouvrage sur les 10 décisions qui ont le plus influé sur les débuts de la Seconde Guerre Mondiale. Il n’est pas rare qu’un de nos interlocuteurs, notamment parmi les anticommunistes, nous prennent pour des ignares, des incultes. Lisez ! Comme si, précisément, c’est parce que nous avons lu et que nous lisons que NOUS SOMMES DEVENUS COMMUNISTES ! et nous, nous étonnons que d’autres lisent si peu ou si mal… Outre ce point de différenciation, il y a la détermination des 10 points. Les points de Ian Kershaw sont parmi les plus connus, pour la plupart. Et ce ne sont pas des points, déterminés, à partir d’une étude et d’une pensée, communistes. C’est pourquoi voici notre liste des 10 décisions les plus déterminantes, impressionnantes, pour certaines, les plus méconnues bien que, déterminantes.

  • la décision, par le grand patronat allemand ET, américain, français, de soutenir, radicalement, ou, de manière biaisée, cachée, le parti nazi, dans son ascension (un parti-milice utilisé par le grand patronat pour briser les grèves, frapper, voire tuer des ouvriers, des syndicalistes, des communistes) et dans la prise du pouvoir
  • la pression exercée par ce grand patronat allemand et par le Zentrum (catholique) sur Hindenburg pour qu’il propose à Hitler de devenir chancelier
  • le réarmement allemand massif et constant, de 1933 à 1939, en violation du Traité de Versailles; réarmement dont l’ampleur a été cachée aux Européens, notamment par leur presse nationale
  • le refus par l’état-major français, son réseau Cagoulard, et, au-delà, par 99% de l’extrême-droite française qui, à l’époque, était déjà très et trop influente en France, d’une alliance franco-soviétique (souhaitée par l’URSS); refus confirmé à plusieurs reprises et qui, en 1939, a contraint les dirigeants soviétiques à étudier puis à accepter un pacte de “non-agression” avec l’Allemagne nazie (les deux parties se considérant comme des ennemis)
  • l’absence de forces militaires françaises suffisantes dans la zone des Ardennes, contraire à toute logique, “bon sens”, stratégique
  • la non-invasion de la Grande Bretagne par des troupes nazies, notamment en raison de la conviction d’Hitler qu’il serait possible à un moment donné d’obtenir la reddition anglaise, ou de négocier une paix
  • l’absence de toute inquiétude internationale, de toute pression internationale massive sur le régime nazi, concernant les populations juives d’Allemagne et des pays de l’Est, et notamment l’absence de toute pression des dirigeants de l’Eglise Catholique (informés en amont et en aval des massacres contre les Juifs, les Tziganes); et, dans certains cas, la bénédiction des crimes nazis par de tels dirigeants
  • la conférence de Wannsee, planification d’un massacre industrialisé
  • l’armement soviétique, commencé dans les années 30 et accéléré dès 1940, par lequel l’URSS a mis à la disposition de l’Armée Rouge des armes nouvelles et efficaces
  • la constitution d’une nouvelle “grande Armée européenne”, pour attaquer l’URSS. Ces jours-ci, l’OTAN a organisé l’imitation d’une telle constitution pour provoquer la Russie à ses frontières. Les crimes dans les pays de l’Est n’ont pas été le fait des seuls Allemands, mais de fascistes, italiens, roumains, hongrois, etc.

Il va de soi que cette liste n’est pas complète.

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