Des centaines de députés européens (PS, verts, …) votent pour l’assimilation du nazisme et du communisme soviétique – nous, nous dénonçons ces Impérialistes impénitents…

Le titre de cette résolution du parlement européen est tout à fait positif : c’est une résolution sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe. Elle est publiée ici. Elle est la traduction d’une mémoire hémiplégique, drastiquement sélective, par laquelle un parlement de bourgeois européens prétendent faire oublier les manoeuvres et les crimes de leurs prédécesseurs, des dirigeants européens bourgeois, de l’ouest, du centre et de l’est, avant 1939, après 1939, de leurs décisions et actions criminelles contre, le monde ouvrier, les partis communistes, les syndicats. En ciblant le pacte de non-agression entre l’Allemagne nazie et l’URSS, ils pensent peut-être occulter toute l’Histoire des années 30, mais, précisément, nous, Communistes français, frères des communistes des autres pays d’Europe, nous n’oublions pas, nous n’oublions rien. Les dirigeants bourgeois européens ont mené une guerre génocidaire contre les pauvres, les prolétaires, les travailleurs, en les obligeant à faire la guerre entre 1914 et 1918. Des millions d’hommes, mais aussi, des femmes, des enfants, ont disparu, ont été massacrés, par les nouvelles armes. Les communistes russes, les Bolchéviks, ont préféré faire la paix avec les impérialistes allemands, plutôt que de voir leurs soldats, mal préparés, mal encadrés, continuaient d’être assassinés par les armées allemandes. Ils ont préféré travailler à construire le communisme dans la future URSS. Ces deux décisions n’ont pas été acceptées par la classe impérialiste des pays les plus embourgeoisés du monde, et elle a donc décidé de faire la guerre à l’URSS, immédiatement, durablement. Et pendant ce temps, les dirigeants de ces pays tenaient sous leur joug les travailleurs nationaux et les travailleurs, voire les esclaves de leurs “colonies”. L’URSS, elle, les invitait à se libérer de ces “maîtres”. Evidemment, cette classe était folle furieuse. Le communisme progressait partout. Les insurrections se multipliaient. Les communistes des Républiques Socialistes Soviétiques parvenaient à former ensemble l’URSS ! En Europe de l’ouest comme de l’est, des millions de travailleurs voulaient faire tomber ces régimes esclavagistes. En Italie, la Bourgeoisie réussit à disposer d’une créature incarnée par un acteur italien, au discours sur “l’unité sociale” : Mussolini, et son fascisme, autrement dit, un gouvernement bourgeois hyper autoritaire. Partout, la Bourgeoisie voulait son Mussolini national, son fascisme national. Certains rêvaient même de fédérer ces régimes fascistes pour aller faire la guerre à l’URSS. En Allemagne, la Bourgeoisie trouva son acteur : ce serait un malade mental, théoricien, dogmatique, militariste, antisémite, et vous connaissez la suite… En France, quelques uns firent les offusqués, mais, en coulisse, eux et/ou leurs amis trouvaient tous ces gens formidables, à imiter absolument. Mais les candidats pour le costume et la pose n’existaient pas ou étaient trop médiocres. Un an après un gouvernement jugé par ceux-ci être définitivement révolutionnaire alors qu’il était rose pale, très pale, l’extrême-droite fasciste française tenta de renverser ce “Front Populaire”, par un putsch, mais le coup de la Synarchie/Cagoule tomba à l’eau. “Heureusement”, pour ces criminels en col blanc, de l’autre côté de la frontière de l’est, en Allemagne, le régime nazi mettait les bouchées double, jusqu’à 80% de son budget, pour se doter d’une armée puissante, pour repartir à la guerre. Pour tous ces pays dirigés par de tels bourgeois, la production et la commercialisation des armes de guerre sont un domaine favori, et, depuis, les Etats-Unis ont pris le relais de cette passion pour la destruction des vies et de la planète. En Europe, le régime nazi ne cessait de parler de paix d’un côté et d’agresser un Etat voisin : l’Autriche disparut dans un nouvel Etat aryen, synthétique, et la Tchécoslovaquie fut trahie par ses pseudo “alliés”, dont la France. L’Allemagne avançait lentement mais sûrement, vers l’URSS. Les Bourgeois des pays d’Europe de l’ouest étaient aux anges. Mais, hélas pour eux, Hitler était confronté à un grave problème : à qui faire la guerre, en premier ? La France ou l’URSS ? Et que se passerait-il, si, Français, Anglais et Soviétiques s’entendaient pour encercler l’Allemagne ? C’était l’obsession des Soviétiques : ils y passèrent plusieurs années, mais les dirigeants français préférèrent refuser. L’ennemi, c’était, pour ces gens-là, précisément, l’URSS. La diplomatie nazie imagina un plan pour neutraliser cette possibilité d’encerclement et l’action soviétique : signer un pacte de non-agression. Pour les Soviétiques, signer ce plan était tout aussi contre-nature que pour les nazis, et ils savaient que ce plan était un bout de papier, qu’Hitler déchirerait, s’il continuait à obtenir des victoires. Que faire ? Se sacrifier pour ces Européens de l’ouest qui les détestaient tant, en refusant ce pacte, ou l’accepter, afin de gagner espace et temps ? Et qu’est-ce que les mêmes européens auraient signer, s’ils avaient été à leur place ? Signer un pacte avec un ennemi n’est pas un acte facile, anodin. Mais ce pacte était absolument et purement stratégique, pour les Soviétiques et pour le régime nazi. Pendant un temps, au moins, on aura pas à se faire la guerre. L’URSS a donc signé ce pacte, vilipendé par les Européens. Mais les Européens qui mettent en cause l’URSS ont VOULU LES FASCISMES et ONT REFUSE DE SE DEFENDRE SERIEUSEMENT FACE AU NAZISME. La Seconde Guerre Mondiale n’a donc pas commencé avec ce pacte. La “mémoire européenne” des parlementaires de l’UE qui ont signé ce torchon est une mémoire malade et une mémoire de salauds – de salauds malades. L’Europe a déjà été dirigée par des salauds malades. Elle continue de l’être. Les tragédies vont donc revenir, ont déjà commencé à revenir. Nous, nous remercions les Soviétiques d’avoir écrasé ces monstres criminels, génocidaires, et nous n’acceptons pas que des Bourgeois européens vous insultent en vous assimilant à ces montres. Nous n’oublions pas que, à peine la victoire acquise contre ces criminels, un Churchill voulait organiser, avec des soldats nazis, une armée européenne pour aller vous faire la guerre, une armée européenne sur le modèle de celle qui était venue sur vos terres entre 1941 et 1944. Et aujourd’hui, cette même Union Européenne dispose déjà d’un embryon d’armée européenne, sous la tutelle de l’OTAN, aux frontières de la Russie. Heureusement, les armes et les armées russes les empêchent de bouger, sinon…

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