Education Nationale : la pire rentrée scolaire, et un avenir sombre, sauf si… Sortons Blanquer de son Bunker !

Dès que fut connu le rapport “Mathiot”, un bon serviteur qui, depuis, a été remercié par une nomination sonnante et trébuchante, nous avions leur projet et leur volonté sous les yeux : en copiant des systèmes scolaires anglo-saxons, les LREM, la droite, le FN RN, et le PS, entendaient imposer, à l’appel de l’UE, une école Low-Cost, une faible école pour les familles prolétariennes françaises. La contestation, le rejet, par les principaux concernés, les professeurs (et les autres travailleurs, les psychologues, les médecins, etc), de l’Education Nationale, ont pris du temps, parce que beaucoup ont préféré attendre, en espérant un “miracle”, par une annulation du projet. Mais la Bourgeoisie au pouvoir a des volontés, et elle n’entend les abandonner. Avec la fin de l’année scolaire précédente, au Printemps, jusqu’au Bac, l’opposition à Blanquer et à son équipe est montée en puissance. Blanquer a réussi le tour de force de devenir détestable et détesté par les professeurs et nombre d’élèves. Il a pu compter sur les manipulations médiatiques pour se protéger au maximum, mais les sondages de la rentrée démontrent que “le mal est fait” – la vérité advient, dans la conscience des contradictions : Blanquer est si rejeté que sa démission est exigée. Pour l’instant, il est là pour suivre de près la mise en oeuvre de ses réformes : les spécialités, la mise en oeuvre des articles de la loi “de la confiance” (tout le monde rit !), l’écrasement du Lycée Professionnel (avec des matières générales réduites à presque rien !), pour préparer son futur transfert entre les mains du Patronat et des “Compagnons”, l’affaiblissement emblématique de l’enseignement de la Philosophie (nous y reviendrons prochainement), des réformes donc dont LES 2 PRINCIPES sont, la suppression de milliers d’emplois, l’insécurisation des enseignants, que la hiérarchie scolaire prétend pouvoir menacer, jusqu’à l’exclusion. Et c’est pourquoi cette rentrée est, au contraire de l’une des déclarations provocatrices du Ministre, l’une des pires de l’Histoire de l’Education Nationale, qu’ils entendent affaiblir, relativiser, et en un sens, détruire. Des lycées sont déjà en grève. Les débats des Styles rouges sont vifs, et continuent de mettre en cause le mépris et les “logiques”, délirantes, de la direction du Ministère et des Rectorats. Les directions des organisations syndicales continuent de vouloir ménager la chèvre et le chou, entendre les syndiqués et négocier des miettes auprès des Ministères. Blanquer essaye d’acheter le retour au silence, avec 300 euros… annuels, en fait déjà prévu sous le précédent gouvernement ! Enfin, les professeurs se distribuent des tableaux par lesquels ils peuvent comparer leur salaire annuel, avec celui de leurs collègues, dans les pays industrialisés, et ainsi, ils savent qu’ils sont les plus mal payés ! Et parmi eux, certains le sont encore plus que d’autres, parce que le salaire d’un agrégé n’est pas le même que celui d’un contractuel, quoiqu’il en soit de l’expérience et des compétences. Pourquoi en sommes-nous là, arrivés là ? La défense du métier, comme de tant d’autres, a été abandonnée, déléguée à des organisations syndicales dont certaines ont vu leurs dirigeants, être achetés d’une manière ou d’une autre. Elle a été aussi abandonnée, par l’affaiblissement du Communisme en France. Combien de professeurs ont préféré soutenir le PS ? ! et qu’est-ce que le PS a fait pour eux ? Combien sont aujourd’hui adhérents ou sympathisants du FN RN ? Ils sont peu nombreux, mais même peu nombreux, c’est tout de même trop, alors que ce parti ultra-libéral et raciste, anti communiste, est à 100% anti prof ! Et ce n’est pas maintenant que les professeurs résistants sont et vont être ciblés explicitement encore plus par ce système, par des carrières bloquées, si ce n’est par des révocations, qu’il va être facile d’être communistes. Mais à celles et ceux qui n’ont pas encore eu le courage de franchir le pas, de nous rejoindre, nous le disons : si vous le décidez, nous ferons en sorte que votre engagement ne soit pas connu de nos “chers dirigeants”. Nous avons des conseils à vous donner pour que vous ayez des pratiques sécurisées dans vos échanges. Et si vous pouvez faire connaître votre engagement parce que vous vous sentez assez fort, tant mieux ! Quoiqu’il en soit, maintenant que les ultra-libéraux fascistes détruisent l’Education Nationale, allez-vous continuer de dire, avec eux, que ce sont les Communistes qui sont les “méchants de l’Histoire” ou allez-vous vous organiser, par une praxis communiste, pour vous défendre, réellement ?

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