Décès du militant communiste Georges DUROU

Sébastien Laborde, Secrétaire Départemental du PCF Gironde, nous a adressé le message qui suit le 15 juillet dernier en milieu de journée, puis le 17 au matin, la Section bordelaise s’en est fait l’écho. L’émotion nous concerne tous : un camarade est décédé.

Nous, à notre tour, en faisons écho.

Sébastien adressait au nom de la Fédération de Gironde du PCF, pour sa famille et ses proches, ses sincères et fraternelles condoléances. Bien évidemment, tout communiste se doit de se joindre à ces condoléances.

Et il est précisé que : les obsèques de notre camarade Jo Durou auront lieu le lundi 22 juilllet à 11h45 à Mérignac. Ni fleur ni couronne. Une urne sera mise à disposition au bénéfice du SPF :

« Chers camarades, C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition de notre camarade Georges Durou. Résistant et déporté, Jo a eu toute sa vie la volonté de transmettre la mémoire de ce que fut la résistance à Bègles, sa ville, comme en Gironde, en général. Il reste un exemple pour nous, communistes.

Arrêté à quinze ans pour distribution de tract, il est interné au fort du Hâ de Bordeaux puis au camp de Mérignac duquel il a tenté de s’évader par trois fois. Il est ensuite envoyé au camp d’Oranienbourg-Sachsenhausen puis à l’usine-camp de concentration Heinkel. Il en est revenu à jamais marqué par l’épreuve de l’internement, mais aussi -et peut être surtout- par les formidables gestes de solidarité et de résistance, auxquels il a participé pendant ces années d’horreur qu’il racontera au travers d’un livre : “Mes printemps de barbelés”.

Car Georges, de retour des camps, milita à l’UJFP et au PCF, puis au plan syndical, aux PTT dont il fut un responsable de l’organisation CGT en Gironde. Il est aussi un des fondateurs de l’Institut d’Histoire Sociale d’Aquitaine. Il n’a eu de cesse jusqu’à la fin de sa vie de raconter la résistance communiste en Gironde, avec notamment un énorme travail de recherche autour de l’appel de Charles Tillon, lancé à Gradignan le 17 octobre 1940 depuis le moulin de Moulineau.

Comment évoquer le travail de mémoire de Georges sans parler de l’Association des Familles de Fusillés de Souge : 256 hommes fusillés entre 1940 et 1944, à Mérignac et dont la mémoire reste vive. Georges a toute sa vie été un militant acharné pour la justice et la paix : c’est en cela, répétons-le, qu’il est exemplaire et le restera dans nos mémoires et nos cœurs fraternels. »

Membres ou non de l’actuel PCF, à l’unanimité tous les militants de l’association PRCF-24/33 (Pôle de Renaissance Communistes en France), comme communistes que nous sommes, nous nous joignons avec émotion à ces condoléances fraternelles et à ces hommages solidaires.

Miguel Esteban CASTRO,

Pour le PRCF 24/33 et membre militant du PCF.

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