“Quittons l’Europe”, de Ramzi Kebaïli, un livre et un propos hémiplégiques – confusion UE et Europe, “oubli” radical des Communistes opposants à cet impérialisme, absence de connaissances historiques sur les fondateurs de l’UE, etc

Dans cette publication, nous avons partagé l’entretien de Ramzi Kebaïli, réalisé par Le Média, concernant cet ouvrage et cette démarche, “le Frexit”, qu’il faut impérativement parvenir à désigner en français, pour exprimer cette sortie contractuelle de l’UE. Nous avons pu lire l’ouvrage. Il compte 4 chapitres, “l’Union Européenne, prison des peuples”, “l’Europe, comme domination de la classe”, “L’Europe, comme domination raciste”, et “Pour une souveraineté populaire et inclusive”. Si l’ouvrage fait nécessairement référence à l’Histoire européenne, l’ouvrage propose peu de références, d’exemples, de connaissances, historiques. Il omet totalement la seule opposition radicale, encore à l’oeuvre aujourd’hui, face et contre l’UE, de la part des communistes (les communistes marxistes, et non les dirigeants du PCF). De la création de la CE à la CEE, puis à l’UE, les communistes en Europe, et notamment en France, ont systématiquement mis en cause un projet américain, impérialiste, capitaliste, anti populaire. Seul le renversement de cette perspective, par la direction du PCF, au moment où le FN connaissait une ascension, et lui-même, renversait son initiale soutien total à l’UE, en rejet, aversion, dénonciation. Dans cette concomitance, les travailleurs en France ont été poussés à voter FN, alors qu’il s’agit d’un vote stérile et dangereux pour eux.

Notre propos n’est pas de résumer la lecture de cet ouvrage par un jugement du type : partiel, partial, incomplet, donc nul. L’ouvrage est construit sur de nombreuses positivités, mais elles sont insuffisamment développées, justifiées et articulées, et des parties fondamentales manquent. C’est pourquoi, s’il ne s’agit pas de déconseiller cette lecture (nous maintenons le partage de l’entretien de RK avec Le Média), tout lecteur doit avoir en tête que le propos occulte tellement d’éléments et de dimensions, que, ou l’auteur a écrit un livre dans l’urgence, sans assez travailler le sujet (le thème est vendeur), ou il l’a écrit sincèrement comme un ouvrage au niveau requis pour un tel sujet, ou il a été écrit pour capter et neutraliser les citoyens qui veulent vraiment sortir de l’UE.

Les connaissances d’Annie Lacroix-Riz sont, elles, heureusement, immenses, déterminantes, coordonnées. Ci-dessous se trouve une conférence récente, du Café marxiste, à Paris, avec ALR

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