A la CGT, le “responsable” de la “lutte contre l’extrême-droite”, Pascal Debay, affirmait en 2016 que M. Macron est un homme de dialogue, accuse une grande historienne communiste d’être “conspirationniste” (délirante et mensongère), diffuse en interne des fausses informations

Nous sommes nombreux à savoir, à avoir dit, à avoir mis en cause, le délabrement de la CGT, dans son organisation – sa désorganisation, son affaiblissement aggravé depuis plusieurs années. Des camarades maintiennent leur adhésion, d’autres ont arrêté les frais. Dans quelques semaines, le Congrès de la CGT dira si les cégétistes sont lucides, capables de vérité, ou s’ils sont des moutons, eux-aussi. Des permanents sont promus permanents, parce qu’ils sont les plus médiocres, parce qu’ils roués dans le double langage, le retournement de veste, la trahison. Pour un secteur fondamental, la CGT n’a rien trouvé de mieux que de le confier à Pascal Debay, à la tête de l’UD CGT 54. Depuis sa désignation à cette responsabilité, ce secteur “de lutte” (de lutte !) est fantomatique à la CGT. Le tout nouveau site de la CGT rend encore plus invisible ce “secteur”. En 2016, ce CGTiste propre sur lui saluait dans M. Macron un “homme de dialogue”.

La consultation de la catégorie “Extrême droite” montre un secteur atone, avec pour dernière actualité, une publication de septembre dernier ! L’étude de cette catégorie démontre que la CGT s’est enfermée dans une interprétation réductrice de l’extrême-droite, autour des agités du bocal RN (FN) alors que le spectre de l’extrême-droite est, en France comme ailleurs en Europe, en Espagne, en Allemagne, etc, du “centre”, de la droite jusqu’à l’extrême-droite “officielle”. Autant dire que l’animation de ce “secteur de lutte” sous la responsabilité de ce Debay est un échec cuisant pour la CGT. Mais pourquoi lui avoir confié cette responsabilité, pour laquelle il ne semble pas avoir eu le moindre mérite en amont de ? Et il vient de prouver et son absence de mérite et même le fait que la CGT n’a rien trouvé de mieux que de confier un secteur aussi important qu’à un anticommuniste primaire, dont l’ambivalence est même extrêmement grave. Ce secteur a produit, avec VISA (une organisation trouble qui, “contre l’extrême-droite”, associe, des CGT à des CFDT, etc) une fiche générale, à l’attention de tous les syndiqués, dans laquelle les auteurs de la fiche ont amalgamé plusieurs personnes, totalement différentes, des faits, et ce en invoquant une organisation d’entourloupe sur tous ces sujets, Conspiracy Watch, dirigée par Rudy Reichstadt, dont les références sont majoritairement d’extrême-droite. Dans ce fatras, l’historienne Annie Lacroix-Riz, dont les travaux, les découvertes, font autorité, sur la période des années 20 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, adhérente de la CGT depuis sa jeunesse, s’est retrouvée, associée, “assimilée”, à des “conspirationnistes”, dont nombre, nous le savons, sont, ou sont accusés d’être, antisémites. L’émotion pour elle, et pour nombre de ses amis, de cégétistes sérieux, a été telle, que Philippe Martinez l’a appelé pour lui affirmer que la fiche était caduque, était retirée. Dans la foulée de cette décision, M. Debay réagissait par un mail auprès de ses contacts. Dans ce mail, il a multiplié les erreurs, les raccourcis, les mensonges, diffamatoires. IC en donne le détail. Annie Lacroix-Riz tient à la disposition de toutes et tous un dossier. Nous lui exprimons ici tout notre soutien et tout notre amitié. La situation en France est grave et désespérante. Celle de la CGT est à l’unisson de cet état dramatique. Les médiocres, les faussaires, les traîtres, sont les maîtres du moment. Peut-être pour longtemps. Ou pas. 

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