CAP 2022 : un rapport produit par des fainéants, idéologues absolus, et dont l’objet est de laminer la fonction publique, augmenter le chômage, etc

Le gouvernement et ses fans de l’Assemblée Nationale, les élus LREM qui abandonnent toute leur souveraineté d’élus, au profit de la haute administration, et en même temps, la souveraineté nationale, a formé une équipe de bras cassés, dont voici, ci-dessous, les membres. On y trouve même un ancien premier ministre italien, Enrico Letta !, aux cotés d’énarques/hauts fonctionnaires, … Le rapport fait 150 pages environ. Il a pour objet de téléguider le travail, déjà bien entamé, de ce gouvernement, contre notre Histoire, contre les travailleurs, notamment de la fonction publique, et donc en général, contre les citoyens, lesquels, ne pourront plus devenir fonctionnaires, se verront imposer le droit du travail du privé, qui permet tous les abus, devront payer tout et toujours plus, etc. Evidemment, dans ce type de rapports, il y a son lot de phrases lénifiantes, attrape-gogos, censés traduire un “attachement” des auteurs du rapport à des “valeurs”, etc, mais c’est le lot de la rhétorique de la haute administration comme de l’Union Européenne, dans ce genre d’exercices. On donne dans des “valeurs” – en fait, financières, boursières, mais cela, ils ne l’écrivent pas. Ce comité a donc fait écrire à des petites mains de la fonction publique, un texte dont les principes sont peu nombreux et faciles à comprendre : le Privé, le champ de la production et de l’asservissement du travail, par les capitalistes, est la référence, et tout est jugé à l’aune de ce monde, de ses prétendues, efficacité, bienfaits, etc. La dépense étatique est une faute, et elle doit donc baisser ou disparaître. Comme dans la dépense de l’Etat, les salaires des fonctionnaires sont une part importante, la conclusion est toute trouvée : moins de fonctionnaires, beaucoup moins, et les droits de ceux qui le resteront, affaiblis – sauf pour le haut du panier. Parce que, là, pour celles et ceux qui assument des responsabilités, de “haut niveau”, non seulement, il faut maintenir les salaires, mais même les augmenter. Donc, des “cadres” de l’Etat, de la fonction publique, du privé, recommandent l’augmentation des salaires des cadres… Des mêmes principes, déjà à l’oeuvre, généralisés : des “managers” (comme chez Mac Do, puisque leur modèle de tout, c’est les USA), comme ils l’ont fait contre le Ministère du Travail, où les inspectrices et les inspecteurs sont désormais sous le contrôle de cette hiérarchie, malgré l’avis contraire de la peu révolutionnaire OIT, des managers partout, notamment dans l’Education Nationale, où les chefs d’établissement seraient appelés à faire la pluie et la tempête (et on peut imaginer les tensions qui en naîtront, la violence que cela va générer, mais comme cet Etat instrumentalise les violences pour mener sa marche au néo fascisme européen, tout lui profite !). Il faut lire par exemple l’introduction, et cette affirmation qui fait bien sourire/rire : “Nous avons embrassé cette tâche dans un esprit ouvert, sans a priori, confrontant les points de vue de membres aux origines et expériences diverses. Nous avons procédé dans une logique collégiale, d’écoute et de partage. Les 44 membres de CAP22 ont travaillé pendant 21 semaines, répartis en 5 groupes thématiques, et ont réalisé des auditions de 18 ministres et de plus de 300 personnalités qualifiées, organisé des ateliers, échangé régulièrement avec les ministères.” Un esprit ouvert, SANS A PRIORI. Sans à priori ?! Ils ne savent pas que c’est impossible. Car c’est à partir des “à priori” que l’on commence son approche de. Et que ces gens-là réussissent à effectuer un tel travail, SANS A PRIORI, c’est, à postériori, impossible, quand on les connaît, et nous les connaissons, puisque ce sont eux, ou leurs représentants, qui ont la parole, partout, dans cette dictature qu’est devenue “la France”. Selon ces gens bien, qui ont fait le choix des 300 personnes “qualifiées”, qu’ils ont interrogé (autant dire qu’il y a du monologue dans l’air), il s’agirait d’identifier et de faire sauter “les principaux verrous qui freinent la transformation publique“. Au moins, c’est honnête : il ne s’agit pas de faire sauter les principaux verrous qui freinent l’action publique, dans sa production quotidienne, mais les freins à sa transformation – quelle transformation ? Celle que les ultra-libéraux réclament depuis des décennies. On se sert de qualificatifs nécessairement positifs, pour, par exemple, dire vouloir une “administration plus agile” – qui voudrait d’une administration plus rigide ? ! Certaines déclarations sont clairement mensongères : “Nous encourageons un modèle dans lequel l’innovation, la prise de risque seront valorisés, encouragés, soutenus.” On peut être certain que les fonctionnaires qui s’essaieraient à “innover”, etc, à moins qu’ils ne soient les perroquets de leurs managers, se verraient vite taper sur les doigts, au minimum, si ce n’est pire… Mais là encore, il s’agit de laisser croire que ces gens bien veulent faire insuffler de la liberté et de la créativité, utiles, dans la fonction publique, alors qu’ils ont organisé un tel comité ou accepté d’en être membre, en fonctionnant en vase clos, en auditionnant des individus avec lesquels ils savaient être en accord. “Mais le monde change, les attentes des Français évoluent et des nouveaux besoins de service public émergent. Cela implique que l’action publique puisse s’adapter.” S’adapter/changer : y a t-il un champ de travail où cette exigence et cette obligation sont les plus constantes que dans la fonction publique ? ! Par comparaison avec le monde du privé, qui connait souvent beaucoup de conservatismes, d’inerties, lesquels conduisent d’ailleurs à des problèmes, internes, externes. A ceux qui, déjà, changent, s’adaptent, souvent, on dit “il faudra le faire encore plus”, et ceux qui préconisent cela ont des statuts hyper protégés, des revenus constants et importants, pendant des années, des décennies. En effet, il faut changer l’administration de l’Etat, en commençant par la haute administration, ses origines, ses privilèges, ses revenus ! Nous, nous disons qu’il faut un statut de la fonction publique, pour les fonctionnaires de terrain, et pour les cadres de la fonction publique, des CDD, renouvelables. Si le haut fonctionnaire s’avère peu sérieux et efficace, il s’en va. Nous aurions pu dire cela au comité théodule mais, évidemment, nous n’avons pas été sollicités, entendus. Nous, nous contredisons ce comité : “La hausse de la dépense publique ne sera pas la réponse à ces défis, la la France occupant déjà la première place en Europe concernant la part de la richesse nationale consacrée à la dépense publique” Pour un Etat puissant, dont l’administration est réellement et fortement au service de sa population, il faut augmenter la dépense publique, parce qu’il faut augmenter le crédit public. Il y a ceux qui vident les caisses de l’Etat, avec des impositions toujours plus faibles, des entreprises, avec un double discours sur l’évasion fiscale, etc, et il y a ceux qui les remplissent, nous, les travailleurs, citoyens, nous, communistes, pour lesquels le budget de l’Etat peut et doit être doublé, ce qui permettra de financer des infrastructures à la hauteur, pour la santé, avec des hôpitaux modernes, une augmentation des travailleurs de ces administrations, dans la santé, l’éducation nationale, la justice, l’environnement. Et d’où vient ce dogme “à priori”, selon lequel la hausse de la dépense publique ne sera pas la réponse à ces défis ? De l’UE et du FMI. C’est pourquoi le PRCF défend, par cohérence, la sortie de l’UE, condition sine qua non d’une indépendance nationale, condition sine qua non, mais pas suffisante pour que les moyens nationaux servent la population. Il faudra aussi sortir de l’EurOtan, et du capitalisme. Or, pour les auteurs de ce rapport, le “privé”, donc le capitalisme, est principiel. Nous sommes donc dans la contradiction la plus absolue avec ces dictateurs qui veulent voir leurs clones partout, à tous les niveaux de la hiérarchie. Nous, non ! Ils sont experts pour tout détourner, dans le sens de leurs à priori :  “Si les Français sont toujours attachés à leur service public, ils sont légitimement inquiets. Ils ont peur que l’école publique n’offre plus à tous les chances d’hier et que la méritocratie républicaine en pâtisse. Ils craignent de ne plus trouver de soins de qualité à proximité de chez eux. Dans le même temps, les agents publics souffrent de cette situation. Ils font face à des réformes qui se succèdent sans qu’ils en comprennent véritablement le sens. Pourtant, les agents sont prêts pour le changement. Ils sont les premiers à savoir que le modèle actuel ne peut pas tenir sans être fondamentalement transformé. C’est pourquoi nous avons la conviction qu’il faut d’abord et avant tout changer le modèle, revoir en profondeur la manière dont on fabrique le service public.” Ils reconnaissent que les Français sont légitimement inquiets – avec de tels “réformateurs”, ils ont de quoi ! Or, selon leurs auteurs, si le modèle connait des problèmes, c’est que le modèle est mauvais, et qu’il faut faire une “transformation radicale”, alors que si le modèle connait des problèmes, c’est que, en raison des sous-financements de secteurs qui exigent au contraire des investissements publics toujours plus importants, ces mêmes secteurs sont dirigés par des gens qui, volontairement, créent le désordre, des difficultés, jouent les divisions entre les travailleurs, etc.  C’est à cause de ceux qui ont écrit ce rapport que les Français sont inquiets, et c’est donc à ceux-là que l’on demande de rédiger un tel rapport ! Autrement dit, des gens vous empoisonnent à petit feu, et, pour vous soigner, on vous donne des docteurs, les mêmes qui vous empoisonnent à petit feu ! Au secours ! A leur proposition, “Surtout, nous préconisons d’utiliser l’avis des usagers comme un critère de performance et de pilotage”, nous disons : ceux que vous appelez “usagers”, les citoyens, ont déjà, à plusieurs reprises, donné leur avis sur VOS PERFORMANCES ET VOTRE PILOTAGE, et la réponse est, sans appel : vous n’avez plus aucune autorité pour continuer votre “oeuvre”, de déconstruction et de l’Etat et de la France ! Cessez de faire tant de mal à notre pays ! Stop !

Dans les prochaines semaines, nous allons continuer à commenter et critiquer ce rapport et ses auteurs.

 

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Présidents : Mme Véronique BEDAGUE-HAMILIUS, M. Ross MC INNES, M. Frédéric MION
Membres CAP22 : M. Philippe AGHION, Mme Sabine BAIETTO-BEYSSON, M. Jean-Philippe
BERTON, M. Laurent BIGORGNE, Mme Stéphane BRIMONT, M. Philippe BRIVET, M. JeanRené
CAZENEUVE, M. Jean-François CIRELLI, Mme Anne COURREGES, M. Axel DAUCHEZ,
M. Paul DUAN, M. Jean-Baptiste FAUROUX, Mme Cécile FONTAINE, Mme Stéphanie GOUJON,
M. Guillaume HANNEZO, M. Bertrand HERVIEU, M. Philippe JOSSE, Mme Michèle KIRRY,
M. Philippe LAURENT, Mme Christine LAVARDE, Mme Natacha LEMAIRE, M. Ludovic LE
MOAN, Mme Mathilde LEMOINE, M. Fabrice LENGLART, M. Enrico LETTA, M. Dominique
LIBAULT, M. Thomas LONDON, M. Roch-Olivier MAISTRE, M. Guillaume MARCHAND,
M. Pascal MARTIN, M. Per MOLANDER, M. Jean PISANI-FERRY, M. Emmanuel REBEILLEBORGELLA,
M. Jean-Robert REBMEISTER, M. Nicolas REVEL, Mme Nathalie SALLES, M.
Frédéric SANCHEZ, M. Marc TESSIER, Mme Annie THOMAS, Mme Clotilde VALTER

 

 

PROPOSITION 1 | Refonder l’administration autour de la confiance et de la responsabilisation

PROPOSITION 2 | Bâtir un nouveau contrat social entre l’administration et ses collaborateurs

PROPOSITION 3 | Investir dans le numérique pour offrir un service public augmenté, plus efficient et qui réinvente ses relations avec les usagers

PROPOSITION 4 | Assurer le « dernier kilomètre » du service public dans un monde numérique

PROPOSITION 5 | Réduire le renoncement aux soins, améliorer l’espérance de vie en bonne santé et désengorger l’hôpital

PROPOSITION 6 | Retarder l’entrée dans la dépendance et mieux prendre en charge les personnes concernées

PROPOSITION 7 | Simplifier la vie des personnes en situation de handicap et celle de leurs proches

PROPOSITION 8 | Réduire les inégalités et placer la France dans les 10 meilleurs systèmes éducatifs mondiaux

PROPOSITION 9 | Augmenter et améliorer l’accueil dans l’enseignement supérieur en différenciant l’offre

PROPOSITION 10 | Mettre le demandeur d’emploi en capacité de construire sa recherche d’emploi

PROPOSITION 11 | Se loger mieux à moindre coût

PROPOSITION 12 | Simplifier les dispositifs sociaux au titre de la solidarité nationale et mieux accompagner ceux qui en ont le plus besoin

PROPOSITION 13 | Réduire les délais de jugement

PROPOSITION 14 | Assurer l’exécution de la totalité des peines d’emprisonnement ferme dans les délais, tout en supprimant la surpopulation carcérale

PROPOSITION 15 | Simplifier et diminuer le coût du dispositif de recouvrement des prélèvements obligatoires

PROPOSITION 16 | Aller vers une société « zéro cash » pour simplifier les paiements tout en luttant mieux contre la fraude fiscale

PROPOSITION 17 | Concentrer l’offre audiovisuelle publique sur le soutien à la création et l’information

PROPOSITION 18 | Supprimer les doublons et améliorer le partenariat entre l’État et les collectivités territoriales

PROPOSITION 19 | Renforcer la cohérence de l’action publique territoriale

PROPOSITION 20 | Mettre un terme à toutes les interventions publiques dont l’efficacité n’est pas démontrée

PROPOSITION 21| Mutualiser davantage l’achat public et développer les externalisations

PROPOSITION 22 | Faire payer directement l’usager de certains services publics

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