Benalla/Macron : c’est notre projet… de vous écraser – l’hyper violence au coeur de l’Etat bourgeois

Nous, travailleurs, citoyens, de France, que nous apprend l’affaire Benalla/Macron ? Quand les soldats de l’Etat, qui, à l’occasion de chaque manifestation, partout en France, filment les manifestants, ils sont également filmés, et, dans les images, il y a des choses évidentes et d’autres qui ne le sont pas. M. Benalla, agent de l’Elysée, et nullement policier, gendarme, fonctionnaire, va dans une manifestation parisienne, pour faire, comme si, comme s’il était l’un de ces agents, lesquels travaillent déjà sur des principes et des moyens, civiquement, scandaleux, problématiques, dénoncés, comme lorsqu’ils utilisent des flash-ball. “L’observateur” n’a pas pu s’empêcher d’être un acteur – mais des caméras tournaient. Pendant plusieurs semaines, ce qui était sous nos yeux n’a eu aucun écho. C’est au plus haut niveau de l’Etat que des rumeurs ont circulé, jusqu’à atteindre des oreilles journalistiques. De ce qu’est leur monde, il a donc été dit qu’un homme à tout faire, y compris porter des valises de footballeurs, était au four et au moulin, en toute illégalité. Mais la légalité, pour qui cela vaut-il ? Pour nous. Mais pour les Etatistes de la 5ème République, nullement. De Charles de Gaulle à Macron, la 5ème est cette fausse République, vraie monarchie, avec un Monarque qui donne une part de ses droits exorbitants à des servants, pour commettre des fautes, si ce n’est des crimes. Quand l’Histoire de la 5ème République pourra s’écrire, définitivement, nous pourrons vérifier que la corruption a été fondatrice, permanente. D’autant que nous ne devons pas oublier que l’affaire Benalla/Macron est l’un des sales coups de cette Présidence, dans la suite de ces sales coups, et qu’il y a beaucoup plus grave. Les Ordonnances ont été un sale coup contre les droits des travailleurs, lesquels étaient déjà bien affaiblis, après une série d’autres sales coups, donnés par, Chirac/Raffarin, Chirac/Villepin, Sarkozy/Fillon, Hollande/Ayrault, Hollande/Valls, et Macron/Philippe. Et, hélas, d’autres sales coups avaient été portés antérieurement, avec le début de la contre-révolution conservatrice thatchérienne/reaganienne/Friedman, en France, avec le départ des ministres communistes, après le premier gouvernement de 1981. Et depuis, notre pays voit l’extrême-droite, partout : au plus haut niveau, de François Mitterrand à Gérard Collomb, avec le MEDEF, dans les médias, où réactionnaires et fascistes se disputent le temps d’antenne, dans l’édition, dans les lois votées, dans l’engagement passionné de ces gens-là pour leur Union Européenne, ce Léviathan américain, qui, dans les pays de l’Est, montre son vrai visage, en soutenant partout les néo-nazis, les fascistes, comme dans la sinistre Pologne catholique, la Croatie. Les sales coups, les manifestants peuvent en parler, eux qui ont été frappés, violemment, blessés, gravement, condamnés et enfermés, sévèrement, avec des infiltrés qui viennent identifier, provoquer, casser, pour faire accuser. En peu d’années, ce sont des milliers de vrais opposants qui, au minimum, ont tâté de la matraque de CRS, et pire encore, ont été condamnés à de la prison ferme, pour rien, pour des broutilles, comme les frères Traoré. Et pendant ce temps, les voyous, le grand banditisme, politique, économique, fanfaronnent, se voient protégés par des lois. Et la “démocratie libérale”, parlementaire, française, révèle son vrai visage : quand il s’agit de frapper, blesser, emprisonner, voire, tuer des citoyens, ca y va : la violence est au coeur des Bourgeois. Mais les acteurs de premier plan portent toujours des gants blancs. C’est très important de simuler, jusqu’au bout, d’imiter “les grands de ce monde” qui, eux, ne se salissent jamais les mains. Mais là, le goût de la violence anti-sociale est telle, que sa pratique est remontée jusqu’au sommet. “C’est notre projet”, de vous écraser, que ce soit dans la violence immédiate, directe, physique, comme dans la violence indirecte, économique, avec leurs lois, avec leur projet CAP 2022, déjà engagé avec l’attaque “réforme” contre la SNCF et les Cheminots.

Qui les supporte, encore ? Ils en comptent encore, mais, désormais, leur nombre est famélique. Nous, nous ne les avons jamais supporté, mais làk nous ne les supportons plus, nous ne pouvons plus les voir, ni en peinture, rien. Il faut les faire partir ET briser ce pouvoir violent de la grande bourgeoisie.

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